robe Astrid, le jour J, les préparatifs
Je vous l'avais présentée sur mannequin ici, la voici portée par la mince et très jolie Astrid juste avant la cérémonie:
Je vous l'avais présentée sur mannequin ici, la voici portée par la mince et très jolie Astrid juste avant la cérémonie:
Je vous l'avais présentée sur mannequin ici.
La voici portée par Audrey le grand jour. élégance et féminité.
Elle était fraîche, elle était souriante, elle était radieuse...
vous aviez vu sa robe ici. la voici, très joliment portée le grand jour!
J'ai dessiné cette robe sur les explications très précises de la future mariée.
Nadine souhaitait une forme trapèze assez simple dans une soie satinée-brillante (du satin duchesse de soie ), une encolure carrée arrondie bordée d'un petit froufrou de dentelle (réalisée finalement en plumetis), des manches droites sur le bras et ballon sur l'épaule avec un rappel du froufrou de l'encolure. ces dernières ont été réalisées en plumetis. Comme elle est assez grande (1m73) et que la robe était sobre dans sa partie basse, je lui ai proposée une ceinture haute et arrondie en satin duchesse recouverte de plumetis et bordée d'une fine bordure en dentelle .
Astrid m'a contactée en mai en me disant « je voudrais cette robe » et en me transmettant quelques photos d'une même robe, réalisée par Catherine Varnier pour une collection d'une année passée. Je n'ai donc pas inventé grand chose et m'en suis très inspirée.
Ceci dit, cela représentait quand même un défi technique pour moi qui n'avais encore jamais eu l'occasion de réaliser un bustier complètement drapé-plissé. Quelques détails esthétiques et techniques sont de mon crû: l'association des plis religieuses (qui en principe se font sur un bord droit et qui semble être le cas pour la robe d'origine) et de la traîne souhaitée par la jeune mariée(qui se taille en arrondi dans le tissu) m'ont fait un peu réfléchir! En outre, Astrid voulait un plissé serré et un peu désordonnée en organza avec un ligne diagonale partant de la poitrine jusqu'au noeud posé sur la hanche gauche (sur la robe d'origine, le bustier est plissé en soie) . L'organza donnant naturellement des plis souples et ronds, j'ai passé plusieurs heures à le « forcer » en des plis plus fins, plus plats et plus serrés...mais n'ai pas pu réaliser le micro plissé qui aurait été possible en mousseline ou en soie sauvage. J'ai du me résoudre à la technique « dix millions d'épingles »observés à droite et à gauche (et notamment sur le site de Sophie la styliste que je remercie) pour le faire tenir en place le temps de le coudre...j'ai ajouté des bretelles amovibles en organza, bretelles qu'on enlève dès lors qu'on porte la petite cape en organza.
Je vous laisse juge...(sur la mariée, qui est grande et a une silhouette de rêve, c'était nettement plus joli)
Dorothée avait choisi de porter une robe de couleur bleu-vert en satin de soie et aux allures 1920. Je me suis inspirée notamment d'un modèle en blanc d'une créatrice parisienne:robe taille basse blousante, dentelle sur la large ceinture, sur les manches et sur le corsage devant et dos, pas de traîne, forme très simple du bas de robe
Du razimir de soie, de la dentelle de Calais, un bustier décoletté et très ajusté, un pli creux dans le dos, une rangée de petits boutons, un noeud avec des pans amovibles (pour laisser les boutons visibles), une traîne, du volume mais pas trop...voici la robe d'Audrey. une robe de princesse élégante!
la difficulté de cette robe résidait principalement dans les manches posées sur l'épaule, manches qui sont fragiles et ne retiennent donc pas la robe; cette dernière est baleinée. elles devaient être suffisamment lâches pour que la mariée puisse lever les bras sans la déchirer et suffisamment serrées pour ne pas glisser de l'épaule. l'idéal aurait été une dentelle (belle cela va sans dire) à la fois solide et un peu élastique...
j'ai donc fixé sous la dentelle assez lâche une bretelle transparente qui était, elle, tendue sur l'épaule.
le dos, sans les pans qui laissent visibles les boutons et le pli creux bouillonnant
le dos avec les pans bien ordonnés
La robe que je vous présente ici est un de mes coups de coeur de la saison. Je l'ai dessinée pour Emilie qui avait beaucoup aimé la robe d'inspiration japonaise réalisée l'année dernière (robe Magali). Nous sommes donc parties de la forme de base du kimono, c'est à dire une robe longue, croisée sur la poitrine et fermée par une très large ceinture:le obi. Emilie souhaitait que j'intègre dans sa robe , à dominante blanche, un vrai kimono en soie fleuri et coloré.
La robe , en satin duchesse de soie blanche s'ouvre devant sur un pan de kimono. Son encolure à revers très décolletée – nous nous éloignons ici de l'esprit du kimono qui veut que même la nuque soit couverte - découvre les épaules et le dos et magnifie le port de tête.
Les manches, qui reprennent la forme des manches d'un kimono sont amovibles.
La très large ceinture également, même si elle ne sera pas enlevée. Elle a été réalisée en satin duchesse de soie rouge - teinte que l'on retrouve dans les chrysanthèmes du kimono- et en soie rose.
la robe traîne au sol, non seulement au dos mais aussi devant: plusieurs liens ont donc été réalisés sous la robe, à différents endroits pour la relever afin de pouvoir danser. vous verrez une vue de la traîne dos.